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Samedi 20 mai 2017, l’opération « calanques propres » mobilise plus de 80 structures pour la grande opération citoyenne de collecte de déchets à terre et en mer sur le littoral de la Métropole, dans la vallée de l’Huveaune et sur la zone de l’incendie de septembre dernier à La Gineste.

L’objectif de l’opération est d’alerter les pouvoirs publics et la population sur l’ampleur de la pollution de la côte terrestre et sous-marine par l’abandon de déchets en dehors des systèmes de collecte. Jetés par terre, les déchets aboutissent en mer via les réseaux pluviaux, les cours d’eau et le vent.
Organisée par l’association Mer-Terre (association au service des gestionnaires et du public qui a pour objet principal de contribuer à la réduction de la pollution par les macrodéchets et déchets solides visibles à l’œil nu en milieux aquatiques), cette opération existe depuis 2003 sous le nom de « calanques propres ».

Elle permet de nettoyer des portions du littoral terrestre et sous-marin au début de la saison estivale et assure ainsi aux usagers (2 millions de visiteurs par an sur le Parc National des Calanques) un espace moins pollué et plus salubre.
En 2016, 100 m3 de déchets - soit l’équivalent de 16 voitures - ont été retirés du littoral de Martigues, Carry-Le-Rouet, Sausset-Les-Pins, Marseille, Cassis et La Ciotat par 1288 personnes issues de 80 structures, associations, clubs nautiques, comités d’intérêt de quartiers (CIQ), collectivités, gestionnaires d’espaces naturels.
Pour l’opération 2017, les Morses de la section plongée de MSLC, les cabanonniers et adhérents du CIQ de Callelongue ont répondu présent.
Sous l'eau, 6 plongeurs et 4 autres Morses sur le quai, pour notre bilan : un quart de mètre-cube composé de canettes de coca-cola, de bière, des bouteilles de verre et en plastique, des boîtes plastique et carton, un pneu, des ferrailles, deux plaques de tôle de toiture, certainement envolées par jour de fort mistral.
En conclusion nous voyons qu'il y a moins de macrodéchets, au fur et à mesure des années, à signaler de nombreux mégots sur le quai.
Ce samedi 13 mai avait lieu notre deuxième journée de révision des remontées assistées, enfin deuxième est un bien grand mot, car la première prévue le samedi précédent avait été avortée à cause des conditions météo ne permettant pas de garantir la sécurité adéquate. La décision d'effectuer cette révision destinée essentiellement aux niveaux 2 et niveaux 3 volontaires avait été annoncée en Assemblée Générale de la section plongée et a pour but de permettre à nos adhérents de réviser cet exercice primordial de sécurité et qu'heureusement on ne met en oeuvre que très peu dans la vie quotidienne d'un plongeur.
Le lieu de plongée choisi et sa protection naturelle (la calaqnue de Pouars: voir l'article de Jean-Claude et Frédéric) permettent d'effectuer cet exercice dans de bonnes conditions malgré les conditions météo assez loin de ce qu'on pouuarit attendre à cette période de l'année. Après que chaque plongeur ait effectué deux remontées d'une profondeur de 20 mètres, il reste un peu de temps pour faire une petite exploration et observer une faune de tout premier ordre dans ce site pourtant relativement peu poissonneux. Les plongeurs sortent ravis d'avoir pu vérifier que la maitrise de cet exercice n'était pas qu'un lointain souvenir et rendez-vous à samedi prochain pour le troisième épisode de la saga.
Pour ce samedi matin 13 mai 2017, c’est une météo peu favorable aux ébats subaquatiques qui accueille les Morses de la calanque du bout du monde.
La mer développe une forte houle avec un léger vent d’est, mais deux Morses laborieux du samedi matin (Jean-Claude et Frédéric) sont bien décidés à partir en ballade dans les jardins de Neptune et laisser de côté tournevis, marteau et autres clefs plates qui rythment depuis quelque temps les activités de fin de semaine dans notre base.
Embarquement sur le Suscle II pour se faire gansailler (ou « remuer » pour ceux qui ne parlent pas marseillais), la destination est classique au regard des conditions météo : la calanque de Pouars, cette trouée dans le trait de côte qui représente un bel abri serein pour les bateaux et les plongeurs au nord-est de l’île Plane, une île au profil plat avec un point culminant à 22 m. D’ailleurs, son autre appellation est l’île Calseraigne : l’île à la calanque sereine.
Direction le tunnel dans une eau à 16°, une houle remuant le fond et déplaçant ainsi de nombreuses particules, rend la visibilité très moyenne, voire presque nulle (voir photos).
Ouf ! Les voilà de l’autre coté et se dirigent, main droite, le long du tombant de l’île où ils croisent de nombreux plongeurs : des Morses comme des non Morses (voir photos).
Beaucoup de sars, de beaux rougets, quelques vieilles (labres) et pas mal de girelles, éponges, une moule grande nacre (parfois appelée « jambonneau hérissé » !), gorgones, etc.
Frédéric a même eu une étoile, qui brillait dans ses yeux !
Au bout de 46 minutes de plongée pour une profondeur de 24 mètres, les revoilà sur l’embarcation. Les autres palanquées sont récupérées, retour vers notre base du bout du monde : Callelongue.:
Hercule, avec Ulysse, est l’un des plus célèbres héros de la mythologie grecque. Sa vie a été rythmée par les jalousies et caprices des dieux depuis son enfance jusqu’à l’accomplissement des 12 travaux qui lui ont été imposés.
Des travaux qu’aucun homme normal n’aurait été capable d’accomplir. Mais Hercule, en tant que demi-dieu, fut doté d’une force incroyable dès la naissance qui lui permit de venir à bout de sa tâche. Au final, il aura fallu plus de 8 ans au héros pour réaliser tous ces travaux qui l’auront fait voyagé dans toute la Grèce.
Dans la mythologie callelongaise, les travaux herculéens se concrétisent souvent le samedi matin lorsque la météo est maussade.
En effet, dès son arrivée à notre base, le dynamique président de MSLC s’empresse de vérifier le contenu de la boîte aux lettres et, pour ce samedi 6 mai 2017, c’est un chèque de l’assurance du "Suscle II" - destiné à couvrir une partie des frais de réparation - qui consacre le travail herculéen de Lucien, notre président de la section plongée, qui a bataillé ferme pour obtenir gain de cause.
A l’arrivée de Lucien, ce président béni par Neptune, la remise du chèque se fait sous les flashes des photographes afin d’immortaliser ce moment tant attendu.
La journée a bien commencé, François et Pierre continuent sans faiblir les travaux préparatoires à la mise en place du guindeau électrique pour le "SuscleII".
Le temps ne permettant pas de faire une plongée, de grands travaux commencent : dépose du portail d’entrée pour démontage des roulettes afin de les graisser après un nettoyage et le traitement de la corrosion. A la manœuvre, nous retrouvons Marc, Luc, Guy, Jean-Claude et Frédéric
Pendant ce temps, Martine s’emploie à nettoyer la plaque cuisson de la cuisine ; elle est bientôt rejointe par Jean-Claude armé d’une machine inventée par Vulcain le dieu du feu et des volcans : le nettoyeur haute pression à vapeur d’eau « Kärcher ».
La matinée n’est pas finie car il y a aussi les poubelles plus que pleines à vider.
Bref une journée de travaux d’Hercule pour des Morses du bout du monde, récompensée par un apéritif et un repas pris ensemble en toute convivialité ; il ne manquait que le gâteau pour conclure cette matinée de dur labeur.
Les trois R forment un sigle qui peut avoir plusieurs significations :
Au village gaulois de Callelongue, là où se niche une colonie de Morses, les trois R ont pris – en ce samedi 29 avril 2017 – une nouvelle signification. Suite à une information donnée par Jeannot, habitant le cabanon "Siam Fatigua", un bateau de belle taille serait resté plusieurs jours à la verticale de l'Ancre de Callelongue. A cette nouvelle, le sang de Jean-Claude EUGENE (vieux Morse mâle à collerette orange, une espèce en voie de disparition) n’a fait qu’un tour.
Un Retour sur site s’impose, « l’Ancre de Gégène » aurait-elle eu à pâtir de cette présence ? Accompagné de Frédéric, Jean-Claude part en reconnaissance équipé de son gilet de stabilisation de type collerette fabriqué par Maurice FENZY (brevet déposé en 1961) et de son appareil photo sous boîtier étanche (datant du 21è siècle après J-C).
Une fois sur place, et après s’être assuré que l’Ancre et son environnement immédiat n’avaient pas souffert de la présence momentanée d’un imposant bateau de plaisance, le président de MSLC – soucieux de montrer l’exemple, suite aux décisions prises lors de la réunion des encadrants du 19 avril 2017 – participe un exercice de « Remontée d’un plongeur en difficulté ».
La démonstration présidentielle est éblouissante ! A tel point que le moniteur qui effectue l’évaluation est obligé de porter des lunettes de soleil. L’attaché de presse du président a d’ailleurs immortalisé la scène.
Un périple sous-marin de 54 minutes avec une profondeur atteinte de 21 mètres facilite les Rencontres avec la faune et la flore locales, sources d’agréables surprises : un beau poulpe indigné par la présence de deux hommes grenouilles dans la calanque, une petite langouste, plusieurs sortes de poissons et deux magnifiques spirographes.
La visite chez les Morses de plongeurs ambertois - donc en provenance d’Ambert, commune située dans le Puy-de-Dôme – est une occasion de découvrir ou redécouvrir la fourme d'Ambert, un fromage à base de lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, à croûte sèche et fleurie ; sans oublier le saucisson d'Auvergne, une spécialité locale de nos terroirs que l’on peut déguster sous toutes ses formes : saucisse sèche, saucisson sec, jésus pur porc, rosette.

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