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25 février 2024

Ce dimanche 19 novembre 2023, nous avons rendez-vous à Saint Mitre les Remparts pour une balade sur le plateau de Castillon à la découverte d'un des sites archéologiques majeurs de la Méditerranée et de son environnement constitué de quatre étangs.

Le départ s’effectue du parking du site de Saint Blaise. Saint-Blaise est le nom de la chapelle située à l’extrémité nord de la forêt de Castillon, sur un plateau rocheux, entre les étangs de Citis et de Lavalduc.

Depuis le parking, nous avons un point de vue sur le mont Ventoux et les Alpilles.

Le site est fermé et délimité par une fortification de plus de quatre cents mètres de long. A l’intérieur de cette enceinte, la ville n’a pas livré tous ses secrets. En effet, on ne peut pas se faire une idée précise du type d'habitat auquel appartenaient les vestiges domestiques. Les données se résument à quelques cellules, le plus souvent tronquées, difficiles à dater et à mettre en relation avec leur environnement urbain.

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Au pied de l’actuelle chapelle Saint Blaise se trouvent les basses substructions de l’église saint Vincent, édifice roman du Xème siècle.

L’église Saint Blaise, quant à elle, est une chapelle romane du XIIème siècle dotée d’une abside orientée nord-est.

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Un peu plus loin, nous découvrons la nécropole rupestre gauloise. Parfois groupées en petits ensembles familiaux, les tombes ont été creusées à même le roc, sans orientation prédéfinie, et simplement recouvertes de pierres plates. Ce sont des cavités rectangulaires, parmi lesquelles les nombreuses fosses de petite taille signalent des tombes d'enfants.

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Après cette halte culturelle (le «C» de MSLC!), nous démarrons notre randonnée dans la forêt domaniale de Castillon, espace boisé naturel de deux cent quatre vingt huit hectares, qui abrite une faune (Grèbe à cou noir, flamant rose, héron, cygne…) et une flore riche de vie.

Ce poumon vert est constitué de pins d’Alep, des chênes kermès, de cistes, …

Nous longeons successivement les étangs de Citis, de Pourra, d’Engrenier et de Lavalduc qui ceinturent le site de Castillon.

Ces étangs ont un fonctionnement très particulier. Ils sont tous reliés entre eux. Ce ne sont pas des étangs naturels, ce sont des cuvettes qui se remplissent quand il pleut. Mais grâce à l'activité des Salins du Midi, ils pourraient être continuellement en eau, avec des eaux qui viennent de la Crau.

Une galerie passant sous le plateau de Castillon aurait été creusée en 1790, reliant les étangs de Pourra et d'Engrenier. Elle aurait permis de vider celui du Pourra pour gagner des terres cultivables. L'incendie de 2000 a permis de découvrir plusieurs vestiges. Des travaux furent entrepris et les ouvriers découvrirent une galerie plus ancienne, partiellement effondrée, contenant quelques poteries romaines. En regardant l'étang, on peut distinguer une ligne droite bordée de joncs, qui matérialiserait l'embouchure de ce tunnel.

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L’étang de Lavalduc est, quant à lui, une étendue d'eau très chargée en sel en raison de la saumure injectée par des conduites souterraines depuis les silos à hydrocarbures de Manosque.

Sa coloration d'un bleu rose irisé est due à la présence de petits crustacés, Artemia salina, dont se nourrissent les flamants roses. Une fois digérés, ces pigments se déposent sur la peau et les plumes des flamants, leur donnant leur originale couleur rose.

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Après avoir fait le tour les quatre étangs et admiré les paysages et les flamants roses qui commençaient leur parade nuptiale, nous sommes de retour au parking. Encore une belle journée pleine d’enseignements.