Ce matin, le Morse a quitté le quai avec treize plongeurs et plongeuses à son bord, cap sur la Pierre à Cassis. L’ambiance sur le pont oscillait entre excitation et sérénité, avec l’espoir de revoir le Saint Pierre.
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Pendant que le bateau s’éloignait, la vie du club continuait à terre, avec cette énergie tranquille des jours où chacun sait ce qu’il a à faire. Dans le local à essence, Jean‑Luc avait déjà retroussé ses manches. Armé de patience et d’huile de coude, il s’est attaqué au nettoyage de la poutre, un travail minutieux qu’il a mené avec Marc. Une fois le bois mis à nu, une couche de xylophène est venue protéger la structure, promesse de longévité avant la peinture finale.
Plus tard, Giselle et Djamel ont pris le relais pour redonner couleur et éclat à cette poutre qui en avait bien besoin. Le pinceau glissait, les rires ponctuaient le travail, et peu à peu le local retrouvait fière allure.

À l’entrée du club, je me suis occupé du parterre, encore couvert de poussière après le ponçage de jeudi. À force de balayages précis et réguliers, l’espace a retrouvé sa propreté, prêt à accueillir les membres de passage.
Et puis il y a eu ce petit geste symbolique, presque émouvant : le drapeau FFESSM, fatigué par le vent et les années, a été réinstallé.
Un peu usé, un peu cabossé, mais toujours debout comme un clin d’œil à l’esprit du club, solide malgré les bourrasques.
Pendant que les plongeurs exploraient les fonds de la Pierre à Cassis et rencontraient le St Pierre, le MSLC, lui, continuait de respirer, de se réparer, de vivre grâce aux mains et à la bonne volonté de chacun. Une journée simple, mais pleine de cette chaleur collective qui fait que le club n’est jamais seulement un lieu, mais une petite famille.