Le premier samedi de février 2019 dans la calanque du Bout du monde est, comme partout ailleurs, le jour de la Chandeleur. Arrivé à Callelongue à 8H15, le président de MSLC croise « Jeannot », dynamique cabanonier demeurant au "siam fatigua" à l’entrée du hameau.

 Celui-ci l’informe qu’un orage de grêle vient de s’abattre sur la calanque et que la mer est démontée ; ce qui pourrait presque passer comme une bonne nouvelle car, comme l’indique le dicton du jour : « s'il pleut à la Chandeleur, les vaches donneront beaucoup de beurre ».

Au fait, c’est quoi la Chandeleur ?

La Chandeleur c’est une fête, ou plutôt, c’est la « fête des chandelles » (festa candelarum) : une fête d'origine païenne liée à la lumière.

C'est aussi la « fête des crêpes » dont la forme ronde rappelle le soleil. Elles annoncent ainsi un soleil plus présent - le solstice d’hiver (jour le plus court de l’année) étant passé - avec le rallongement des jours.

Manger des crêpes le jour de la chandeleur est une tradition remontant aux premiers siècles de notre ère : on se servait de la farine excédentaire du début d’année pour confectionner des crêpes, considérées alors comme un symbole de prospérité pour l’année à venir.

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales.

Dans les pays de tradition chrétienne (fête de la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance), c’est aussi la fête de la Chandeleur :  au VIIe siècle, les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu. D'aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle ; les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

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Le 2 février, c’est aussi la fête du hérisson ou de la marmotte ...

Pour les Romains de l'Antiquité, le hérisson était un animal d’une grande importance lors d’une coutume qui est encore familière aujourd’hui. En effet, le 2 février de chaque année, les anciens Romains tentaient de prévoir l’arrivée du printemps en observant le hérisson sortir de son terrier.

Si le hérisson voyait son ombre (et avait peur), cela signifiait que l’hiver allait durer encore six semaines. Dans le cas contraire, cela signalait une arrivée plus tardive du printemps. Aujourd’hui, cette coutume est célébrée avec le jour de la marmotte, mais c’est le hérisson qui en était à l’origine.

A l’heure actuelle en Amérique du nord, le 2 février « Ground Hog Day » est bien le jour de la Marmotte. À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs : si elle aperçoit son ombre et juge que le ciel est suffisamment ensoleillé, elle flâne et prend son temps avant de retourner se mettre à l'abri pour tout juste six semaines, autrement dit jusqu'à l'arrivée du printemps. Si elle trouve le ciel trop couvert et rentre rapidement à l'abri, c'est le signe d'une arrivée plus tardive du printemps.

Le 2 février chez les Morses, jour des « équipements sous pression » ...

Pour Jean-Claude et Frédéric, le 2 février est le jour des « équipements sous pression ». Une matinée qui débute par un examen, suivi d’un regonflage, du boudin pneumatique du Barracuda II ; ce dernier présentant un compartiment arrière droit anormalement dégonflé avec un bouchon de valve ôté. L’exercice suivant consiste à vider huit blocs de plongée du club afin que les Morses diplômés techniciens en inspection visuelle (TIV) puissent passer à l’action, conformément à la planification annoncée en assemblée générale.

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 Prenant à leur tour les choses en main, Jean Michel, Lucien, Pierre, Geneviève, Jean Pierre et Henri commencent l’inspection visuelle des bouteilles par un nettoyage suivi d’un examen attentif, puis procèdent à l’enregistrement des résultats sur le site web de la FFESSM (fédération française d'études et de sports sous-marins).

Un cycle de formation RIFAP (Réactions et Intervention Face à un Accident de Plongée) étant programmé les 9 et 23 mars 2019 dans nos locaux, Jean-Pierre en profite pour procéder à l’examen de la dernière acquisition du club : un étui de transport de couleur verte pour la bouteille d’oxygène du Barracuda.

C’est le moment choisi par Jean-Claude et Frédéric pour s’éclipser, durant une heure, et aller voir la grotte de Callelongue qui se trouve à la sortie Est de la calanque, sous le sémaphore.

En effet, cette grotte fait partie intégrante d’une des petites criques intimistes situées dans un décor de calcaire où se mêlent des paysages, parfois grandioses, avec des petites curiosités géologiques dont certaines sont de véritables trésors cachés.

 

Curiosités géologiques dont certaines sont de véritables trésors cachés.

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Il ne faut pas confondre la grotte de Callelongue - comme le fait Jeannot le cabanonier - avec la grotte bleue (face Est de la Calanque de Morgiou, à environ 300 m après les blocs tombés, en direction de Sugiton) qui est, après la grotte Cosquer, la plus grande des grottes semi-immergées située dans nos calanques.

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Après trois quarts d’heure de randonnée, nos naturalistes amateurs sont de retour, où ils participent aux remontage et gonflage des blocs.

Encore un samedi bien occupé !....