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9 décembre 2021

Les Morses se spécialiseraient-ils dans l’archéologie sous-marine ? Après François qui photographie l’immersion du site du Frioul, Marie Laure dévalise les greniers du Fort Saint Jean….Mais revenons un peu en arrière. Fin octobre, je suis à Niolon pour un examen de MF1 et discute avec un copain moniteur à l’UCPA. Il me raconte que la semaine suivante ils vont aller chercher des amphores au DRASM (Département de l’Archéologie Sous-Marine, dépendant du Ministère de la Culture, à ne pas confondre avec le GRASM, club de plongée spécialisé archéo) pour les immerger sur une douzaine de mètres devant Niolon. Aussitôt je me déclare volontaire pour aider, porter, plonger, creuser…. Bref n’importe quoi pourvu que je puisse assister à ce genre d’expérience unique. Bingo, trois jours plus tard, je retrouve les copains au Fort Saint Jean : objectif, descendre 220 amphores d’un grenier du DRASM dans la cour principale, pour qu’elles soient trouées à la perceuse. 220 amphores à 7, ça fait une trentaine chacun, à 20kg de moyenne l’amphore, et 35 le nombre de marches à descendre, je vous laisse imaginer les courbatures du lendemain….

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Mais quel plaisir d’être là, voir ces caves mystérieuses dans lesquelles s’entassent les amphores de congloue1 et congloue2, toutes cassées, mais magiques ! La phase 1 s’arrête là, le directeur de Niolon est sceptique sur la rapidité de la suite… et pourtant 2 jours plus tard, j’embarque sur le bateau, direction le Vieux Port, cette fois-ci pour charger et immerger. Belle journée d’automne, mer calme, les pétroliers toujours en attente dans la rade, et arrivés au Fort St Jean, brouettes, chariots et bras se relayent pour effectuer un chargement pour le moins incongru : 200 poteries du 1er siècle avant JC esquichées sur une barge alu très XXIe siècle, c’est anachronique !

Pendant le retour sur Niolon, nous câblons les amphores 3 par 3, histoire de limiter le piratage. Sur site, le bateau se positionne, et la noria commence. Une première équipe se met à l’eau pendant que les autres câblent ou font descendre dans de gros sacs en toile. On m’appelle au bout d’une demi-heure. Je pars en relais d’une archéologue qui remonte. Sous l’eau c’est le chantier : certains ont enlevé les palmes pour être plus à l’aise. A chaque immersion de sac, on se précipite pour déballer le « cadeau », on actionne la corde qui remonte à vide et on emporte notre précieux trésor vers le trou, pour les ranger bien

soigneusement les unes contre les autres. Le trou s’avère trop petit, il faut scier la matte pour l’agrandir, le nuage de sédiment devient impressionnant. Le jour commence à tomber, toutes les amphores sont au fond, une deuxième équipe viendra le lendemain agrandir le trou pour finir de positionner les amphores et réensabler ensuite au maximum, ne laissant que les cols apparents.

Jean-Luc, un des archéologues, me dit : « en une journée, tu as transporté plus d’amphores que certains archéologues dans toute leur carrière ». C’est vraiment ça, l’impression d’avoir vécu un moment unique… merci à l’UCPA et au DRASM.

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Le saut à l’élastique ou benji est inspiré d’un rite ancestral provenant de l’île de Pentecôte (Nouvelles Hébrides).Cette épreuve devait permettre aux jeunes hommes du village d’affirmer leur courage en sautant d’une tour de rondins de 25 m les pieds attachés à des lianes afin de réussir l’épreuve qui leur permettra de devenir des HOMMES, être considérés comme tels et jouir des privilèges y afférant comme le droit d’avoir non pas une mais  plusieurs femmes, celui d’être servi comme un roi en rentrant de la chasse, de boire de l’alcool avec les potes après la journée au travail…bref des habitudes que nos sociétés occidentales « dites »modernes & civilisées n’ont pas su perdurer, mais la fin des privilèges est dans l’air du temps on l’a compris …

C’est donc avec ce sentiment de retour aux sources que votre ami Guy Milano et moi-même nous sommes lancés dans cette aventure de saut à l’élastique un dimanche 05 septembre après nous être inscrits à Lattitude Challenge, un club spécialisé dans cette discipline ainsi que le parachutisme. Le lieu qui serait témoin de nos péripéties fut vite choisi : le pont de l’Artuby, appelé également pont de Chaulière, le plus haut d’Europe  avec ses 182 m et une magnifique arche de 110 m de long  qui surplombe les deux versants du Verdon ; bref en total respect avec la tradition morse de réflexion, analyse, préparation et sens de la mesure, nous avons choisi pour un premier saut le spot le plus flippant !!!

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SAUT BRU

Le déroulement de la journée a été rapide :

  • Réveil à 6 h
  • Passage chez Guy à 7 h (non, nous n’avons pas dormi ensemble)
  • Arrivés  sur place à 8h45 et inscription pour l’ordre de passage
  • Saut à 9 h
  • Retour  à 10h30,

Je sais, cela semble un peu commando et je vais développer à partir de notre arrivée sur le pont à 8h45, pas le temps de garer la voiture que Guy revient m’annoncer que l’on saute de suite, pas d’attente, on est les 3 et 4ème fadas de la journée ! On rejoint le stand du club, on signe une décharge expliquant que nous sommes sains de corps et d’esprit  et que c’est de notre plein gré  que nous sommes volontaires pour nous scratcher  par cette belle journée ! Un moniteur commence à équiper Guy alors que le premier courageux est une fille, blondinette, la trentaine qui monte sur le parapet et après le comptage du moniteur , 1, 2 , 3,  se jette dans le vide comme une guerrière, ouah ! pas si dur que ça alors puisqu’une fille peut le faire …Le deuxième candidat, alors que l’on m’équipe à mon tour, c’est Julien , accompagné par ses potes qui lui ont payé le saut pour son anniversaire, il monte sur l’escabeau, prend place sur le parapet, écoute les consignes du moniteur , se prépare à sauter : 1, 2, 3, julien est toujours sur le pont…bon, on recompte dit le moniteur qui pense tout haut, comment , tout s’est bien passé avec la blondinette et ce grand con de 25 ans me fait des misères ; 1,2 , 3, mon Julien est toujours là, le moniteur le fait descendre (par l’escabeau, on ne vous pousse jamais), un autre lui demande ce qui ne va pas et avec Guy on fait moins les marioles ! et voila Juju rempli de courage et de détermination qui remonte sur l’escabeau, se positionne sur le parapet, gonfle la poitrine encouragé par ses potes : « vas-y Julien, ne fais pas le .., par courtoisie pour certaines personnes, je ne dirai que la première

et la dernière lettre du mot : ne fais pas le PD ! », on compte 1, 2, 3 et Julien qui commence à carrément trembler, qui transpire ,  avec les jambes qui flageolent et… qui ne saute pas !!! il redescend penaud, se déséquipe en silence, ses potes sont muets, l’euphorie est retombée comme un soufflet percé ; la tension est palpable, le suspens complet, tous les regards se tournent vers le futur condamné avec la même question qui brûle les lèvres :  va-t-il sauter ? et le prochain justement, c’est notre ami Guytou qui commence à grimper l’escabeau tel un prisonnier les pieds entravés par les attaches aux chevilles  du précieux élastique, le moniteur rappelle les consignes et commence à compter : 1,2, pas le temps d’arriver à trois que notre morse s’est jeté dans le vide comme à la piscine en criant : « Bruno, encu… »je n’ai pas tout saisi, cela s’est passé trop vite , il voulait certainement me remercier de l’avoir entrainé dans cette galère !Je le vois chuter, vite et loin et rebondir en remontant jusque sous l’arche plusieurs fois de suite, et on le descend tout en bas avec le treuil du câble, tout s’est bien passé, tant mieux ! En tout cas, le Guytou ne s’est pas dégonflé après l’échec de Julien et c’est à mon tour  motivé par l’attitude de mon binôme de plongée. Je monte sur l’escabeau, me positionne sur le parapet, regarde en bas et commence à ressentir une boule au ventre , pas de doute, j’ai la trouille, j’entends vaguement compter 1, 2, 3, je regarde l’horizon, prends une grande respiration et me lance dans le vide à l’horizontal sans réfléchir (sinon je ne sautais pas) ; j’avais répété le saut dans ma tête pensant rester une seconde en sustentation dans l’air et faire une chute libre maitrisée, rien ne s’est passé comme prévu ! Je suis tombé la tête en bas  prenant une vitesse qui m’a semblé vertigineuse, j’ai vu les bords du canyon et le fond se rapprocher à toute allure et n’ai pu retenir un cri tout en me demandant pourquoi l’élastique ne réagissait pas et

SAUT PONT
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je l’ai enfin senti ralentir ma course et se tendre pour me remonter, et redescendre et remonter et redescendre plusieurs fois de suite ; les sangles du harnais me taillaient les chevilles mais je m’en moquais et une fois stabilisé, j’ai entendu un moniteur me dire du pont : « attrape la corde », quelle corde , et effectivement un bout de corde d’un mètre pendait entre mes jambes, je l’ai saisie, ce qui m’a permis de ne pas avoir la tête en bas et le treuil m’a descendu sur la bâche que tu voyais grande comme un ticket de métro d’en haut et qui fait 10 m sur 10 en vrai, là  un costaud te prend à bras le corps , te dépose au sol et te déséquipe, tu tiens à peine debout , tu as les jambes qui tremblotent et  tu ne penses qu’à t’assoir ! Une fois assis, tu réalises à peine, tout s’est passé trop vite, tu essayes de te remémorer la chute qui en fait ne dure que 4 à 5 secondes mais ton esprit est embrouillé, alors tu t’allonges un peu et tu attends le suivant qui hurle lui aussi, ça me rassure un peu ; il est temps de remonter les 180 mètres de dénivelé le long des gorges par un petit chemin agréable , ce qui permet de faire redescendre la fréquence cardiaque et retrouver un peu ses esprits .

Nous rejoignons le pont une demi-heure plus tard, l’organisatrice nous félicite en nous remettant notre diplôme et tee-shirt  que nous enfilons fièrement, le temps de faire deux photos et nous sommes à la voiture à 10 h 30, un peu euphoriques et quand même satisfaits de l’avoir fait !

Avec le recul, je reconnais que c’est de la bombe avec une grosse décharge d’adrénaline et nous allons devoir passer au stade suivant de la séquence grosse émotion : …un saut en parachute ! qui est partant ?Vous avez compris mesdames que les blagues machistes à deux balles ne sont mentionnées que pour égayer un peu le récit et que l’on n’en pense pas un mot…

Vous avez dit Aïoli ?....

Ce samedi 6 novembre, a commencé presque normalement, l’arrivée de Martine fut l’élément déclencheur !. En effet elle était assez chargée : (robot ménager de nombreux sacs, plats recouvert de film plastique, des plaques d’œufs frais, durs, etc.) car il y avait un aïoli en perspective, pour fêter les nouveaux Niv 2 enfin !(il était temps).

Après qu’un groupe, de la section plongée de MSLC, en compagnie de quelques résidents calanquais ayant fini le nettoyage de la plage et du glacis de la calanque, envahi par de nombreux détritus, poubelles en tout genre et l’arrivée de la plongée du matin des Morses de Callelongue.

Le grand chambardement put commencer : ½ kilo de gousses d’ail, 1 litre d’huile d’olive, 1 litres d’huile végétale, moutarde, jaunes d’œufs et épices étaient mis dans un robot-ménager à tout faire ?...plus ou moins et sans efficacités dans les mains de notre Michaël national.

Heureusement que le Bocuse : Jean-Michel est arrivé, assisté par une seconde maitre queue, notre Martine à nous. Les choses furent prises en mains sérieusement, sous les yeux hébétés de plusieurs curieux, entassés dans la cuisine du maitre.

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Après l’apéritif au champagne, blanc et rosé, divers amuses gueule et de nombreuse discutions, plus ou moins sérieuses, bref du tout courant.

Aux ordres de notre Colonel, la table self-service fut mise : Morue, Gambas, Œufs durs, Pommes de terre, Carottes, Betteraves rouges, choux fleur, etc. Le repas pouvait commencer, dans un bruit de déglutition des convives affamés et assoiffés.

A signaler que le saladier d’aïoli, fut rapidement et complètement  épuisé, je dirais même nettoyé avec du pain et pour finir avec les doigts voire la langue !

Alor à quand recommencer, un nouveau repas improvisé par nos futurs Niv 3 ?....

 

 

 

Faut pas nous pousser trop pour trouver des prétextes, encore moins pour une plongée de nuit sur le Liban, et en tout début de mois de novembre …

Plongée de nuit à la belle saison ? Même pas peur, la tribu des « craint dégun » a encore frappé en ce vendredi 5 novembre, puisque pas moins de 14 plongeurs pour s’immerger sous un ciel étoilé.

L’alibi : en or, imparable, une plongée pour nos niveaux 2 (certes, ça pourrait avoir un goût de réchauffé, car depuis quelques mois qu’ils ont brillamment obtenu leur niveau …) avec en prime, deux de leurs monitrices !

Un club de privilégiés,  ces Morses, depuis le temps qu’on vous le répète … Et après, on dit que le Marseillais exagère, pourtant pas moins de la moitié du bateau est composée de moniteurs, dont certains très gradés : on les chouchoute pas nos niveaux 2 ?

Vous voulez quoi en plus ? La bouée de mouillage, pile sur l’épave, descente confortable.

La température de l’eau ? 18°C, très correct.

Un spéléo qui se remet à l’eau toutes lumières allumées, pourquoi ai-je pris mon phare ? Sûr que je ne risque pas de le confondre avec un autre plongeur, mon binôme. Hervé en a profité pour faire quelques images, et Christian lui n’a pas hésité à filmer : ça donne quoi ? On attend de voir ça.

Le Liban, Martine et Philippe (le grand) ils vont bientôt mieux le connaître de nuit que de jour !

Cette plongée ? Un prélude à l’aïoli du lendemain midi – où sont-ils allés chercher tout ça ???

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Samedi 6 novembre.

Suite à la grève des éboueurs, au vent d’est qui a soufflé une partie de la semaine et de sa renverse, de nombreux macros déchets, ordures et détritus en tout genre, voire un rat mort ; sont venus se déposer sur la plage et le glacis de la calanque de Callelongue.

Sous la houlette de Marseille Sports Loisirs Culture, le club nautique, le CIQ et les résidents de la calanque, ont entrepris le nettoyage du site. (Voir photos)

Car aujourd’hui, qu’il n’y a plus de cantonnier.

Comment faire pour tenir propre ces lieux, qui demain, seront dans le cœur même du parc national des calanques ?....

     

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