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9 décembre 2021

J’avais promis un article si Marc arrivait à tirer le portrait d’un poisson lune à peu près correct. Le résultat est encore loin d’être parfait mais il y a des progrès indéniables. Voyez vous-même :

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Juin 2010

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Mai 2011

En 2010, j’ai compris que c’était la faute à l’ « autofocus ». Des années d’expérience, de tâtonnements et bricolages, des milliers de clichés pour le moment venu, le sujet à portée de main, une photo floue. J’ai longtemps cru que tel le fada avec la lune au bout du doigt, son cas était désespéré. Mais il fallait garder la foi et surtout lui crier – il est un peu sourd - des explications. Avant de devenir aphone, je me suis dit que je ferais mieux de les écrire. Attention les minots car ce sont des renseignements de première main, collectés année après année !

Les poissons lune sont très fréquents dans nos eaux de Mai à Juin. Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas en voir le reste de l’année, mais c’est beaucoup plus rare. Le moyen le plus sûre de les voir est de sortir un jour sans vent, d’observer son aileron en surface ou alors d’arriver à voir un splash. Car ils sautent hors de l’eau, peut être pour se débarrasser de ses parasites. Parfois, ils stationnent à proximité de gabians, pour que ces derniers leur mangent les parasites.

Pourquoi Mai à Juin ? Mystère. C’est un poisson de grand fond qui vit usuellement à plus de deux cents mètres. Il apparait dès que les eaux se réchauffent en surface après l’hiver (+- 17°). La première idée qui vient à l’esprit, c’est que comme pour tous les animaux au printemps, le temps de se reproduire est venu. Peut être que les œufs et les larves préfèrent les eaux chaudes de surface que celles plus froides des grands fonds? Ou que comme certains Morses en ont tenté l’expérience, l’eau froide ne favorise pas les rapports ?

Ceux que l’on a pu observer faisaient environ un mètre. Pour les collègues marseillais forçant sur le pastis, je signale que selon Wikipedia, le record à battre est de 3,30 mètre pour 2.300 kg. Les japonais le considèrent comme un met délicat. Je ne sais pas s’ils le mangent en Sushi, mais à ma connaissance, personne n’a encore tenté l’expérience de le transformer en aïoli ou de l’accommoder en rouille sétoise. Avis à Jean Michel. Attention toutefois, le poisson lune pourrait concentrer des neurotoxines comme le fugu ou le diodon, auquel il est apparenté. Je vous conseille donc de laisser les plus cirrhosés (ils se reconnaitront) se goinfrer les premiers. Ces poissons sont suffisamment imposants pour qu’il vous en reste.  

Une fois le poisson lune repéré, le mieux est de se mettre à une vingtaine de mètres au vent de l’animal et de se laisser dériver dessus. Avec juste palmes, masque et tuba et en silence. Il voit surtout sur les côtés, aussi l’approcher par derrière est également une bonne option. Nous en avons observés plusieurs fois à moins de deux mètres pendant plusieurs dizaine de seconde. Certain spécimen ont quelques petits poissons qui les accompagnent. 

Reste à savoir où les voir ? J’en ai vu au pied du palais du Pharo dans la rade de Marseille. Et pour les autres coins, ma foi, on ne va quand même pas tout vous dire …. 

 

Le dimanche 22 mai s'est déroulé à Callelongue l'examen de la sa session initiateur. Cette aventure avait débuté début le week-end du 5 mars par le stage initial, qui marquait le début de la formation. La suite de la formation s'est ensuite déroulée week-end après week-end en alternant les séances de pédagogie pratique, les entrainements mannequin et séance d'organisation piscine. En fin de formation, nos stagiaires garderont un souvenir immémorable de leur premier baptême effectué sur de vrais élèves, bien entendu, sous le contrôle attentionné des tuteurs de stage. Après un coup d'accélérateur les 2 dernières semaines où certains en ont profité pour parfaire une condition physique pour passer sans encombre l'épreuve du mannequin, arrivait le jour J. Rendez-vous était donné à 8 h à nos dix candidats pour l'épreuve de législation. S'ensuivaient ensuite en ateliers tournants les différentes épreuves: mannequin (jury Marc Morand et Pierre Lefour), l'épreuve de pédagogie pratique en deux 2 ateliers (jury respectifs Didier Lefeuve, Jean-Pierre Parcy et Alain Beauté, Astrid Buet) et l'épreuve de pédagogie organisationnelle également en deux ateliers (jurys respectifs David Bonnet, Clelia Mignot et Marie-Laure Garrier). A 13 h après la délibération du jury, les résultats étaient annoncés: tous nos candidats, à savoir: Yolaine Chasseigneux, Eric Dam Sec Pau, Julien Levesque, Martine Malègue, Philippe Mentor, Guy Milano,   Bruno Novial, Mickael Paitry, Mathieu Peltret,  Mohamed Rafes étaient reçus.

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Nos initiateurs et leur jury

Mickael ayant anticipé les résultats sortait le champagne pour arroser l'évènement. Après un repas convivial, le tout se terminait par une partie de boules moniteurs contre initiateurs. Hormis le résultat qui est très satsifaisant, peu de clubs associatifs pouvant se targuer d'organiser une session initiateur avec autant de candidats, il faut noter l'extraordinaire esprit d'équipe qui a animé toute cette formation avec un soutien mutuel entre nos stagiaires qui leur a permis d'arriver quasi-complet à l'examen, une seule défection ayant eu lieu pendant la formation.  

Félicitations à nos nouveaux initiateurs et un grand merci aux monieturs qui ont assuré leur formation pendant ces trois mois.

Depuis plusieurs années, nous organisons chaque année un voyage dans les mers chaudes. Cette année la discussion avait été longue. En effet, nous préparions en même temps le voyage de l’année suivante aux îles Cocos, destination exceptionnelle mais qui nécessite de s’inscrire 16 à 18 mois avant.  Aussi cette année nous avons jeté notre dévolu sur une destination « bon marché ». Le choix se porta finalement sur Cuba où nous pouvions faire un mixte plongée et tourisme classique, il aurait en effet été dommage de se limiter uniquement à la plongée.

Le samedi matin, nous étions finalement 8 au départ à Marignane et tous à l’heure pour nous rendre tout d’abord sur Paris. A l’aéroport nous recevions des MMS des morses restés à Callelongue en nous narguant avec les photos de la sardinade, nous prenions acte mais préparions notre vengeance « culinaire » bien entendu.

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Après 10 heures de vol, atterrissage à la Havane et destination notre hôtel avant de reprendre un avion de ligne intérieure (très) tôt le lendemain matin pour nous rendre sur l’île de la Jeunesse, lieu de villégiature pour notre première semaine.  

 

Première journée plage, piscine et repos, l’eau à 30° nous change des 13-14 de notre grande bleue. Le lendemain, les choses sérieuses commencent. Pour beaucoup, même habitués aux mers tropicales, les Caraïbes sont une première; par rapport aux autres mers tropicales, que je connais, les coraux sont différents, moins colorés, beaucoup d’éponges avec une forte dominante brun-orangé qu’on retrouve également sur les poissons.

Très vite, nous nous enquissions de la spécialité locale, la langouste bien sur, et la place qui nous intéresse le plus est évidemment l’assiette du midi. C’est pour le lendemain et le lendemain chose promise, chose due. Pendant le trajet, notre moniteur nous demande qui est intéressé par de la langouste à midi. Bien entendu, c’est un oui unanime. Le bateau s’arrête sur un haut-fond peu avant notre lieu de plongée et les moniteurs se mettent à l’eau en apnée pour remonter une dizaine de minutes dix-sept langoustes d’une taille à peine inimaginable et que le cuistot prépare pendant notre plongée. Nous en profitons pour assouvir notre vengeance en envoyant à notre tour mails et MMS accompagnés d’un « nous n’avons pas les mêmes valeurs »

 

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Les plongées se déroulent le long d’un tombant démarrant vers les vingt-cinq mètres et d’une profondeur inatteignable en plongée. Le tombant est percé de  nombreuses cheminées habitées par des tarpons dont certains peuvent atteindre une taille respectable, grottes qui donneront à Alain l’occasion de marquer une plongée à 47 m sur son carnet de plongées. Nous sommes loin des conditions règlementaires de la plongée en France.  

 

La semaine de plongée passe hélas trop rapidement où nous pouvons profiter de la faune classique tropicale: diodons, barracudas, platax, rascasses volantes,  etc…). Le soir, bien entendu, impossible d’échapper au mojito local, cocktail à base de rhum dont il faut se méfier car il se boit come un jus de fruit, mais qui peut se révéler très vitre traître.     

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Une fois la semaine plongée terminée, place maintenant au tourisme. Retour vers la Havane avec le même avion des années 60 d'origine soviétique qu'à l'aller dont on se demande s'il va réussir à décoller. Au programme visite guidée de la Havane où il est impossible d’échapper au charme des vieilles américaines entretenues de façon quasi religieuse par leur propriétaire. Le contraste est saisissant avec les voitures modernes, pas très nombreuses, il est vrai, mais on a l'impression que le temps s'est figé. L'ambiance à la Havane est très festive avec des groupes de musique dans tous les restaurants et coins de rue. 

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Le lendemain, après avoir récupéré notre voiture (un mini-bus) et avoir du faire changer la roue avant même de partir à cause d'un pneumatique à l'état très douteux, direction Trnidad par ce qui censé être l'autouroute locale. A part le nombre de voies, cela n'a rien à voir avec les notres. Sur les 3 voies, bien souvent une seule est praticable, les autres étant une succession de nids de poules. L'autoroute est ouvert à tout ce qui est "mobile" y compris les vaches, chevaux, vélos, etc, il n'est pas rare de voir une voiture faisant demi-tour sur le terrain vague central, (l'appeller terre-plein serait trop présomptueux). La signalisation étant quasiment inexistante, nous y serons également contraints pour nous remettre dans la bonne direction suite à une sortie manquée.   L'arrivée à Trinidad est surprenante, la ville est une vieille ville coloniale avec des rues pavées où les chemains de Paris-Roubaix en comparaison sont des billards. 

L'ambiance à Trinidad est également très festive avec la "plazza mayor" au sommet de la ville où la musique est reine. Le marché local nous permet de faire le pelin de souvenirs et d'acheter les fameux cigares dont les différences de prix entre les boutiques officielles et les officines plus ou moins clandestines sont impressionantes. Le contraste est saisissant entre les maisons à l'aspect extérieur délabré et l'intérieur coquet voire luxueux. Après deux jours et demi passés à Trinidad, nous entamons notre retour avec une escale à Cienfuegos. Le retou de fait par le bord de mer et la fameuse baie des cochons, où ne ne pouvons nous empecher de faire une halte pour prendre un bain dans un décor de carte postale. Des plongeurs canadiens en villégaiture avec qui nous discutons nous expliquent qu'à une trentaine de mètres du bord un magnifique tombant de soixante mètres de profondeur longe toute la côte. Après une dernière halte pour observer les crocodiles, nous reprenons la fameuse autoroute où nous comprenons vite à nos dépens porquoi autant de voitures sont arrétées sur le bas-coté victimes d'une crevaison, subissant nous aussi le même sort avec un pneu complètement en lambeaux. 

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La chasse à la station service démarre, mais nous resterons bredouille et après deux cents  kilomètres d'autoroute sans la moindre station, nous arrivons à l'agence de location, climatisation coupée, point mort dans les descentes pour économiser le peu de carburant restant.

Le soir, restaurant avec ambiance de feu avant d’aller terminer la soirée à la « casa de la musica », où l’ambiance fut malheuresement fut ternie par des pick-pockets qui délèstèrent certains d’entre nous. Le cas le plus grave étant celui d’Alain qui s’était fait voler son passeport à moins de vingt heures du départ. Le lendemain après une course contre la montre entre ambassade et bureaux d’émigration tout rentrait dans l’ordre juste à temps pour nous permettre de rentrer tous ensemble. Malgré ce léger contre-temps sui sera vite oublié, nous gardons tous un excellent souvenir de ce voyage et certains se sont jurés d’y retourner.

Samedi 16 avril, 9h30, les Morses venus nombreux en cette belle journée, s’équipent tranquillement.

Mais Maryline, Jean Christophe et Matthieu (le fils de Serge) ne trouvent pas de plomb dans la bassine du club.

Mais où sont passés ces plombs ? s’écrie notre Gégéne, pas loin de péter les siens.

_  Pas de problème les enfants,  je vais trouver une solution.

Notre Jean Claude revient avec un long tuyau en plomb biscornu qu’il veut mettre autour de la taille de Maryline. Celle-ci recule et refuse de poser cette horrible chose sur sa combinaison toute neuve.

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Aussitôt, il repart et revient avec hache et masse. Et, avec le même élan, se met à genoux, aplati le tuyau en plomb, le coupe avec la hache, plie le morceau autour d’une ceinture jaune.

Et voilà le travail !

Une nouvelle ceinture de plomb improvisée par notre ami.

C’est finalement Matthieu qui l’étrenne…

…Dimanche lors de l’entraînement du mannequin dans la calanque, devinez ce que je vois ? Julien équipé de la fameuse ceinture. Je me suis empressée de lui raconter son histoire.

Les morses ne sont jamais pris au dépourvu ! Et notre Gégéne a une créativité débordante et un savoir faire exceptionnel, en bref du plomb dans la cervelle.

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Si nous parlions pétanque ?...

Voici déjà pas mal de temps, que quelques Morses s’entrainent, pour un jour participer au plus grand concours de pétanque du monde, celui de la Marseillaise.

Comme vous pouvez le découvrir sur ces photos, les équipes se forment, se déforment et se reforment. Les pointeurs passent parfois tireurs, car certains de nos dit tireurs sont bien souvent absents ou frappent bien souvent les boules de leurs partenaires, les femmes sont plus régulières et plus attentives à la marque et au bouchon.

Pour le moment aucune équipe est prête pour l’aventure boulistique, il est vrai qu’après la célèbre partie de boules sous-marine, retransmise sur plusieurs chaines de télévision, de divers médias écrits et  festivals  (mondial de l’image sous-marine de Sub Marino de San-Sébastian Espagne et du festival Deniz Kultur d’Istanbul Turquie) ce sera très dur de faire mieux, mais pour les Morses de Callelongue la calanque du bout du monde, rien n’est impossible !...

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